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Une découverte azuréenne va-t-elle relancer l’espoir dans la recherche sur Alzheimer?

By
Claudia de Carvalho
Une découverte azuréenne va-t-elle relancer l’espoir dans la recherche sur Alzheimer?

Passé inaperçu pendant 30 ans, l’amyloïde-êta perturbe les fonctions neuronales. Sa découverte par une équipe de chercheurs de Sophia-Antipolis pourrait avoir des conséquences sur certains essais cliniques en cours.

Le bêta amyloïde était jusqu’à ce jour considéré comme le principal suspect, voire le seul impliqué dans les effets dévastateurs sur le cerveau de l’une des maladies les plus redoutées: Alzheimer.

Ainsi, depuis 30 ans, la plupart des recherches, mais aussi des essais cliniques ciblent ce fameux peptide avec l’espoir d’empêcher ou de corriger son accumulation néfaste dans le cerveau.

Aucun de ces travaux n’a pour l’heure abouti à la mise au point d’un traitement efficace, même si quelques études en cours sont encourageantes.

C’est dans ce contexte – un peu morose- qu’est publiée lundi par la prestigieuse revue Nature la découverte majeure réalisée par une équipe sophipolitaine (IPMC-CNRS) conduite par Hélène Marie.

Que révèle-t-elle? Que le bêta amyloïde, sur lequel tous les regards sont braqués, n’est pas le seul acteur de cette sombre histoire d’Alzheimer. Sans que personne en 30 ans n’ait jamais soupçonné son existence, un autre peptide, qui pourrait se révéler aussi dangereux, exerce ses effets toxiques dans le cerveau.

Un véritable coup de tonnerre qui devrait permettre aux « enquêteurs » de mieux comprendre les raisons des échecs de certains essais cliniques, mais surtout de progresser sur la piste thérapeutique.

Source: Nice Matin

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